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Un CHECKPOINT est un centre de santé communautaire pour les hommes gay et les autres hommes qui ont du sexe avec des hommes (HSH), et pour les personnes trans* et leur partenaires.

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Les papillomavirus humains sont présents dans le monde entier. On connaît plus de 100 types différents. Environ 40 types de HPV infectent les voies génitales, mais peuvent aussi infecter la cavité buccale par les relations sexuelles orales. La plupart des infections ne causent pas de symptômes et ne sont donc pas détectées.
Quels sont les symptômes d’une infection au HPV ?

Le principal problème de l'infection par le HPV est que certains types de HPV peuvent être responsables de cancer. Les cancers les plus fréquents dus au HPV sont le cancer du col de l’utérus chez la femme et le cancer anal chez les deux sexes (en particulier les HSH infectés par le VIH). Il existe d’autres cancers qui sont au moins en partie dus au HPV : cancers du pénis, de la vulve, de la cavité orale / du pharynx, du larynx et de la vessie.

Les types de HPV hautement cancérigènes (HPV 16 et 18) sont responsables d'un nombre important de lésions cancéreuses chez les HSH (en particulier les HSH infectés par le VIH). De nombreuses années, voire des décennies, peuvent s’écouler entre l'infection par le HPV et l’apparition de ces lésions.

Le HPV peut aussi causer des verrues dans la région génitale / anale. Elles se produisent le plus souvent en tant que verrues génitales pointus (condylomes acuminés). Ces verrues sont habituellement des lésions gris-blanches en relief appelées « crêtes de coq ». Il existe aussi des verrues planes (condylomes plana). Ces verrues sont généralement causées par les types les plus courants de HPV à faible risque.

La prévention du cancer se fait par la détection de modifications cellulaires induites par le virus ou de lésions précancéreuses.

La prévention du cancer ne peut se faire par détection du HPV pour différentes raisons :

  • La prévalence du HPV dans la population est très élevée et la majorité des infections sont non symptomatiques.
  • le HPV est le facteur déclenchant du développement du cancer, mais il peut être absent lors du stade du cancer.

La prévention du cancer induite par le HPV se fait donc :

  • l’identification de lésions suspectes au niveau de la bouche / gorge, du pénis et de la vulve (le dépistage des lésions anales chez personnes séropositives est, pour le moment, l'objet de controverses).
  • un examen systématique recommandé pour les femmes/hommes trans* non opérés par un examen gynécologique régulier permettant de dépister les modifications induites par le virus à un stade précoce et prévenir le cancer du col utérin

Le diagnostic de verrues génitales est généralement basé sur leur apparence très caractéristique surtout en ce qui concerne les condylomes pointus. Dans condylomes situés dans la région périanale sont fréquents, un examen proctologique est alors indiqué.

Comment sont traitées les verrues génitales?

Les verrues génitales devraient être montrées à un•e médecin. Le traitement dépendra de la taille, de l’étendue, de la progression et de la localisation de la lésion.

Comment se transmet le HPV?

Une partie des sous-types de HPV est transmise à la naissance / dans la petite enfance. Plus tard, ils sont transmis lors de contacts sexuels. Ces HPV peuvent être transmis même en l’absence de lésion. En présence de verrues génitales, la densité de HPV augmente, par conséquent, la probabilité de transmission aux partenaires est augmentée. Il peut donc être utile de porter un préservatif pour la protection des partenaires. Cependant les préservatifs n’offrent pas une protection complète et il est aussi possible que le(s) partenaire(s) sexuel(s) a•ont déjà été infecté(s) par le sous-type de HPV responsable de la lésion.

La vaccination

Il existe deux vaccins protégeant contre les types de HPV mis en cause dans la majorité des cancers du col de l’utérus et des autres cancers (16 et 18). Un des vaccins protège également contre 2 autres sous-types responsables de verrues génitales (6 et 11). La meilleure efficacité pour éviter l’infection HPV (des souches contenues dans le vaccin) est obtenue si la vaccination est faite avant le début de l'activité sexuelle. Une vaccination des jeunes garçons et des HSH en particulier est souhaitable, notamment en raison du nombre de partenaires sexuels et de l’exposition potentielle à de nombreux types de HPV. Il est d’autant plus important de considérer la vaccination HPV chez les HSH étant donné la prévalence du VIH plus élevée et les complications liées aux HPV plus fréquentes et plus graves chez les personnes infectées par le VIH.