Centres de santé communautaire

Un CHECKPOINT est un centre de santé communautaire pour les hommes gay et les autres hommes qui ont du sexe avec des hommes (HSH), et pour les personnes trans* et leur partenaires.

Anus

La région anale est une des zones érogènes du corps.

L’anus est l’orifice par lequel le rectum, la partie terminale du gros intestin (le côlon), abouche à l’extérieur du corps. L’anus est doté de muscles, les sphincters, qui lui permettent, en temps normal, de rester fermé et de garder les matières fécales à l’intérieur du rectum. De par sa riche innervation, l’anus peut être stimulé lors de pratiques sexuelles telles que la l’anulingus, des pénétrations, ou le fisting. Ces pratiques sont perçues comme agréables en raison de la stimulation des zones nerveuses et le cas échéant de la prostate. 

Mais l’anus n’est pas aussi spontanément érogène que les organes génitaux, et il faut parfois répéter régulièrement les stimulations pour éveiller la sensibilité érogène de la région anale. Chez un tiers des personnes qui pratiquent régulièrement les stimulations anales, celles-ci peuvent déclencher l’orgasme.

Hémorroïdes

Cancers

Hémorroïdes

Au sens premier, ce sont les veines présentes au niveau des muqueuses de l’anus et de la partie basse du rectum.

L’inflammation hémorroïdaire touche le système veineux et artériel de la sphère ano-rectale, cette pathologie des hémorroïdes atteint au moins 40% des adultes.

Quels sont les symptômes ?

Les symptômes peuvent être :

  • des rectorragies = sang frais provenant du rectum
  • un prolapsus souvent désagréable pouvant provoquer des douleurs ou inflammations de la prostate, ou encore déplacer les parois anales internes vers l’extérieur en exposant les zones inflammées,
  • une pesanteur rectale
  • des douleurs
  • des suintements

En cas de symptômes, notamment de saignements, il est recommander de consulter. Cela permettra un examen et un traitement. 

La présence d'hémorroïde peut être un facteur de risque de contraction ou de transmission du VIH ou d'une autre IST.

Cancers

Environ 66% des cancers colorectaux sont localisés dans le côlon (dans l'ordre décroissant: au niveau du sigmoïde, du côlon ascendant, descendant et transverse), 27% dans le rectum, 4% dans l'anus tandis qu'environ 4% restent multiples et indéfinis.

Notons encore, qu'à des fins de comparaisons épidémiologiques, les cancers du côlon, du rectum et de l'anus sont souvent regroupés dans l'unique groupe des tumeurs colorectales.

Cancers colorectaux

Les cancers du côlon et du rectum étant assez semblables, on les regroupe sous le terme de cancer colorectal. Il s'agit toujours d'une tumeur maligne développé à partir de la muqueuse.

C'est le second cancer, en termes de fréquence, chez la femme (après le cancer du sein) et le troisième chez l'homme (après le cancer du poumon et celui de la prostate).

Les cancers colorectaux entrainent 4000 cas et 1'600 décès par an.

Source

Cancers colorectaux
 Incidence, 2006-2010 Mortalité, 2006-2010
Hommes Femmes Hommes Femmes
49.8 29.7 18.3 10.5
Cancer de l’anus

Le cancer de l’anus représente 3 % des tumeurs malignes de la zone colorectale. Il apparaît en général après 60 ans mais peut aussi intervenir plus tôt. Chez les hommes, la fréquence semble plus élevée pour les hommes réceptifs (« passifs »). 90% sont due à une infection à HPV. La vaccination contre le HPV avant le début de la vie sexuelle diminue le risque de cancer de l’anus.

Le tabagisme, la présence / les antécédents de condylomes ainsi qu'une infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) sont des facteurs de risque.

Dans un tiers des cas, on remarque de petits saignements (sang sur le papier hygiénique ou des sécrétions séro-sanglantes tachant les sous-vêtements). Les personnes souffrent également de douleurs à la défécation, de diarrhées, d'hémorragies rectales, de troubles du transit. Enfin une tumeur externe peut être directement palpable par la personne elle-même.

Lorsque ces symptômes apparaissent, il ne faut pas hésiter et consulter un•e spécialiste. Des examens, analyses et le cas échéants des traitements pourront être réalisés.

Le/La médecin (protologue) pratique un toucher rectal ainsi qu'une anuscopie, à l'aide d'un spéculum de petite taille, permettant d'observer l'intérieur du canal anal. À la palpation, la tumeur apparaît moins élastique que la peau (caractère induré à la palpation).

La recherche d'adénopathies inguinales (inflammation des ganglions de l’aine) doit être systématique, ces derniers pouvant être un marqueur d’extension de la tumeur.

La guérison peut être totale si dépistée à temps. La probabilité de survie voire de guérison complète sont excellents si le cancer est sans extension.

Il ne faut donc pas hésiter à consulter en cas de douleur ou de saignement et de façon régulière pour contrôle surtout à partir de 50 ans ou en cas d'infection au VIH.